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Dérive gestionnaire depuis l’an 2000 : échec du modèle entrepreneurial imposé aux universités

Conférence de clôture prononcée par M. Jean-Marie Lafortune le 10 mai 2016 lors du colloque « De l’administration à la gouvernance des universités : progrès ou recul? », organisé par la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) à l’occasion du congrès de l’ACFAS 2016.

La collégialité et la bicaméralité sont-elles en danger? Le cas de l’UQO

Communication prononcée par Mme Louise Briand le 9 mai 2016 lors du colloque « De l’administration à la gouvernance des universités : progrès ou recul? », organisé par la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) à l’occasion du congrès de l’ACFAS 2016.


Présentation de l’avis de la CSQ sur l’accessibilité et la participation aux études supérieures par Mario Beauchemin, président de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ), dans le cadre de la démarche préparatoire menant au Sommet sur l’enseignement supérieur (Trois-Rivières, 14 décembre 2012).

 


Soyons nombreuses et nombreux à participer aux États généraux de l’enseignement supérieur

 


Micheline Lanctôt a écrit une vingtaine de scénarios, réalisé quatorze longs métrages dont un documentaire, publié deux romans, trois traductions, et travaille comme actrice à la télévision et au cinéma. Autant à titre d’actrice que de scénariste et de réalisatrice, elle a remporté de nombreux prix et distinctions. Son dernier long métrage, AUTRUI, est sorti en février 2015. Elle enseigne depuis 1982 la direction d’acteurs à l’université Concordia.

Dans cette conférence, elle nous prête son inimitable voix et souligne les manques croissants, en terme de culture générale, des étudiants arrivant à l’université. Ce faisant, elle se questionne sur ce qui se passe au primaire et au secondaire, constatant l’évacuation de la question des contenus dans les cours. Les conséquences en sont, pour elle, catastrophiques.


Hugues Bonenfant est professeur de philosophie au cégep Edouard-Montpetit. Co-fondateur de la Nouvelle alliance pour la philosophie au collège, il en a assumé la présidence en 2004-2005 et depuis 2014.

Dans ce mot de clôture du Cabaret pour l’adéquation école-culture, il développe sur ce qui est le plus menacé dans la Formation générale au cégep depuis les mesures du Renouveau de 1993, donc aussi sur ce qu’il faut absolument protéger en cette Formation générale, et conclue en lançant un appel conséquent à la responsabilité de nos gouvernements.


Choisir l’éducation, c’est aussi s’assurer de sa qualité

 


Outre son plus récent essai Exercices d’amitié, paru en 2015, Yvon Rivard est l’auteur de nombreux essais et romans: Mort et naissance de Christophe Ulric, L’ombre et le double, Les silences du corbeau, Le milieu du jour, Le siècle de Jeanne, L’imaginaire et le quotidien, Le bout cassé de tous les chemins, Personne n’est une île, Une idée simple et Aimer, enseigner. Il a enseigné la littérature à l’université McGill et est conseiller littéraire et cinématographique.

Dans cette conférence, il s’interroge sur la signification de la culture et montre les dangers de sa réduction aussi bien à la théorie dépourvue d’ancrage dans la réalité sensible qu’à la pure utilité pratique. Il pose alors la difficile question : qu’est- ce que penser ?


Éric Martin détient un doctorat en pensée politique de l’Université d’Ottawa et il est professeur de philosophie au cégep Édouard-Montpetit. Il est membre du conseil d’administration de la NAPAC, membre du Collectif SOCIÉTÉ et de son exécutif. Il a participé aux ouvrages Université Inc., La tyrannie de la valeur, Libres d’apprendre et Les racines de la liberté. Il a également publié plusieurs recherches sur l’enseignement supérieur à titre de chercheur-associé  à l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS). Il est aussi chercheur-associé au Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM) de l’université d’Ottawa. Il collabore à plusieurs revues, notamment Liberté et Relations.

Dans cette conférence, il met en évidence les apories de la volonté du rapport Demers de « sauver l’éducation » par son adaptation constante aux fluctuations du marché. Il mène alors une réflexion à propos de la barbarie qui s’installe et qui passe par la réduction du sujet à un pur objet, aussi bien consommé que consommateur, dont la seule fonction serait désormais de faire rouler un système économique hégémonique


Tout le Québec doit dès maintenant Choisir l’éducation!


Gilles Labelle est directeur de recherche au Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM) et professeur de pensée politique à l’École d’Études politiques de l’Université d’Ottawa. Il s’intéresse, dans ses travaux, à des thématiques comme l’utopie, le socialisme, et à la pensée politique québécoise de la Révolution tranquille.

Dans cette conférence, il nous convie à réfléchir à l’institution scolaire à partir de deux textes très connus de deux sociologues d’ici, Le  Naufrage  de  l’université, de Michel Freitag, et Le Lieu de l’homme, de Fernand Dumont. A travers eux, il expose le rôle joué par l’éducation dans l’élaboration du monde moderne, dans sa version humaniste, et met en garde contre la liquidation de cet humanisme dans les réformes actuelles au profit d’un être humain considéré  comme rouage de l’ « Organisation ».


Annie Thériault est professeure de philosophie au collège Maisonneuve. Elle détient une maîtrise en philosophie et un brevet en théâtre. Elle est membre du conseil d’administration de la NAPAC. La résolution de conflit par l’art est au centre de ses recherches.

Dans cette conférence, elle présente une synthèse de l’analyse du rapport Demers effectuée par le comité enseignement de la Nouvelle alliance pour la philosophie au collège. Elle montre que la volonté de réformer la formation générale commune ne s’appuie que sur des suppositions et des clichés et non sur une littérature scientifique. Par là même, les motivations du rapport Demers quant à la nécessité de transformer la FGC apparaissent pour le moins troubles.


Marianne Di Croce est professeure de philosophie au Cégep de  Saint-Jérôme et doctorante en science politique à l’Université d’Ottawa. Elle s’intéresse particulièrement aux questions de la démocratie, de l’espace public, de la liberté politique et évidemment, de l’éducation. Ayant à coeur de joindre l’action à la réflexion, elle a notamment été de l’équipe qui a fondé l’UPop Montréal, un projet d’université populaire. Elle collabore aussi occasionnellement au blogue de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS).

Dans cette conférence, elle présente le rapport Demers en tant que manifestation néolibérale et met en évidence les menaces qu’un tel rapport fait peser sur la vie culturelle et intellectuelle. Pour ce faire, elle passe par une analyse du mouvement des réformes des cégeps depuis la réforme Robillard (1993) au rapport Demers (2014) et montre le déplacement du sens de l’éducation qui se voit vidée de tout contenu et de toute référence culturels.


Gilles Gagné est professeur de sociologie à l’Université Laval à Québec. Il s’intéresse aux formes de régulation de la pratique sociale, à l’éducation et à la société québécoise et il a publié de nombreuses recherches sur ces thèmes, notamment Main basse sur l’éducation. Il est membre du Groupe interuniversitaire d’étude de la postmodernité.

Dans cette présente conférence, il montre comment le rapport Demers aborde la question de l’éducation et de la formation générale : comme un problème technique. C’est dans cette perspective uniquement que sont formulées des recommandations quant à la FGC, le tout devant mener à la surspécialisation perverse de l’enseignement et à l’empowermentdes « partenaires locaux ». Ce faisant, le rapport Demers est aveugle et sourd aux autres dimensions de l’éducation, notamment celle où elle permet aux individus de se saisir de l’expérience collective de la société afin de la faire évoluer.


Guy Rocher est sociologue, a enseigné la sociologie à l’Université Laval, a été professeur titulaire au Département de sociologie et chercheur au Centre de recherche en droit public de la Faculté de droit de l’Université de Montréal. Il est maintenant professeur émérite et chercheur associé à la Faculté de droit de l’Université de Montréal. Il a été membre de la Commission royale d’enquête sur l’enseignement dans la province du Québec (la Commission Parent) et est signataire du rapport de cette Commission. Il a aussi été sous-ministre au développement culturel et au développement social, au Conseil exécutif du Gouvernement du Québec. Dans cette fonction, il a participé à l’élaboration  et à la mise en application de la Charte de la langue française. Il a publié de nombreux articles et une vingtaine d’ouvrages, entre autres une Introduction à la sociologie générale, Le Québec en mutation, Études de sociologie du droit et de l’éthique et, en collaboration, Entre les rêves et l’histoire, Théories et émergence du droit et La Loi 101 et l’école primaire à clientèle pluriethnique.

Dans cette présente conférence, il nous convie à reconsidérer les motifs du rapport Parent et les circonstances qui en rendait les travaux nécessaires. M. Rocher, tout en tissant un parallèle entre ces motifs et ceux du rapport Demers, note que désormais, l’économie dusavoir entraîne la volonté décomplexée du secteur économique de s’approprier le système d’éducation.


Sébastien Mussi est professeur de philosophie au collège. Co-fondateur, avec Hugues Bonenfant et Katerine Deslauriers, de la NAPAC, il est l’auteur de Dans la classe. Essai sur l’enseignement à l’heure de la réforme, aux éditions Liber. Il est aussi le co-fondateur de la revue Les Cahiers de l’idiotie, dont il a dirigé ou co-dirigé trois numéros. Il a produit avec Stephan Bersier le roman graphique Amonjak.

Dans cette conférence, il s’interroge sur ce que fait la culture. Il suggère que la culture est ce qui permet la libération des potentiels de devenir de chacun et que sa réduction à l’utilité économique via le « dressage de l’âme » après l’ère du dressage du corps, constitue ce que Kant nommait un crime contre l’humanité.


Bernard Emond est cinéaste. Après des études en anthropologie, il réalise plusieurs documentaires avant de passer à la fiction. Il réalisera sept longs métrages. Il donne en 2015 Le journal d’un vieil homme, adapté d’un récit d’Anton Tchekhov. Bernard Émond est aussi l’auteur d’un roman et d’un recueil d’essais : Il y a trop d’images.

Dans cette conférence, il nous offre une réflexion sur le sens de la culture, notamment comme garant d’un lien entre passé et futur. Les « gens du livre », nous dit-il, sont des croyants, en ce sens qu’ils croient que la vie humaine ne se réduit pas au travail et au shopping de fin de semaine. Le rôle de la lecture y est souligné, comme ce qui à la fois lie au passé et délie des diktats du présent, afin de garantir l’avenir.